WO2 a choisi de conserver et de restructurer la base de l’immeuble, une ancienne halle ferroviaire donnant sur la rue des Poissonniers. La réhabilitation permet de limiter les émissions de carbone liées à la démolition et à la construction neuve d’un bâtiment. Le socle existant est surélevé avec une structure faite principalement de bois lamellé croisé (CLT). Les poteaux, les planchers et les poutres de façades sont entièrement réalisés en bois massif. Au total, 5 100 m3 de bois CLT sont utilisés pour la construction de Marcadet, ce qui permet de capter plus de 3 000 tonnes de CO2.
Ce matériau biosourcé contribue à réduire l’empreinte carbone de la construction et, ainsi, à lutter contre le réchauffement climatique. Durant sa croissance, l’arbre absorbe, en effet, du CO2, stocke le carbone et rejette l’oxygène dans l’atmosphère – c’est le phénomène de la photosynthèse. Une fois coupé, le bois continue à stocker le carbone. Le bilan carbone du bois est donc vertueux : un mètre cube de bois permet d’absorber 615 kg de CO2, alors que l’équivalent de béton armé conventionnel en émet 399*. Le bois utilisé par WO2 (5 100 m3 au total pour la structure du bâtiment) provient de forêts européennes gérées durablement et certifiées PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) ou FSC (Forest Stewardship Council).
*Source : Carbone 4, 2022
Pour limiter l’empreinte carbone du bâtiment, WO2 s’est efforcé de réemployer les matériaux et objets du site à chaque fois que cela était possible. Au total, quelque 18 tonnes de matériaux ont été récupérées de l’ancien bâtiment. Par exemple, des luminaires, déposés avec soin avant les travaux, sont à présent réemployés dans le hall principal. Une partie des matériaux a également été donnée à des associations pour être réutilisée.
Une œuvre de l'artiste, grand prix de Rome, Maurice Calka (1921-1999) qui se trouvait sur place a même été entièrement restaurée et placée dans le hall du bâtiment.
L'excellente performance énergétique de Marcadet par rapport à un bâtiment conventionnel actuel résulte notamment de sa conception bioclimatique. Celle-ci repose principalement sur quatre éléments : la végétalisation de l'immeuble, qui crée un îlot de fraicheur en plein Paris ; l' excellente isolation des façades assurée par des matériaux performants ; des plateaux traversant permettant une ventilation naturelle ; et l'installation de stores protecteurs, qui limitent la chaleur à l'intérieur du bâtiment.
de béton évité
de CO2 économisées grâce à la base en béton restructurée
de matériaux récupérées et réemployées soit 53 tonnes de CO2 évitées grâce au réemploi
de bois mis en oeuvre issus de forêts gérées durablement
CO2 emprisonnées
de surfaces végétalisées